De quoi a-t’on besoin pour se lancer dans le e-commerce ? Comment faire ? Petit guide théorique pour les premiers pas…
Pour se lancer dans le commerce, un nombre considérable d’options se présentent, allant naturellement du bricolage le plus simple aux solution les plus sophistiquées, en passant par une quantité de systèmes et plateformes intégrant certains voir l’ensemble des éléments nécessaires à la vente en ligne. Avant de voir en détail les avantages et inconvénients de différentes solutions, nous allons (re)voir le processus au travers de ce qui constitue un “shop” selon une conception “classique”.
Il faut 4 éléments pour vendre des produits sur Internet:
1 – solution logicielle 2 – hébergement 3 – terminal de paiement 4 – compte
1 - La solution logicielle
C’est le moteur du e-commerce, on distingue deux parties: le “front end” et le “back office” (soit: l’interface d’administration). Les fonctionnalités proposées dans le Back office permettent non seulement d’organiser la “devanture” du magasin, mais également de gérer les stocks, les commandes, les envois et la facturation et par extension les statistiques de vente et de fréquentation du e-commerce. Les interfaces sophistiquées permettent également le développement d’une véritable stratégie commerciale au moyens de coupons de réduction, de recommandations (cross selling) et autres astuces publicitaires. Le choix d’une certaine solution va donc déterminer la physionomie de la boutique. Cette remarque banale prend toute son importance si l’on compare la mise en ligne d’un shop à l’ouverture d’un commerce “dans la vraie vie”. Hors considérations budgétaires et marginales indispensables (combien dépenser dans l’installation, étant données les marges réalisées lors de la vente d’une unité de mon produit?), il faut bien penser à la taille de son assortiment par rapport à l’envergure de la solution logicielle. Il est parfaitement inutile de déployer une solution complexe pour vendre un seul type d’article!.. Nous y reviendrons.
2 - L’hébergement
C’est à dire la plateforme qui va héberger la solution: un serveur web. La machine sur laquelle va s’effectuer le programme et sa mise à disposition sur le réseau Internet. La plupart des solutions de e-commerce simples supportent facilement la cohabitation sur des serveurs commerciaux mutualisés. En effet, s’il existe autant de logiciels que d’hébergement à travers le monde, la solution proposée par le couple formé par les technologies PHP/MySQL est aussi répandue qu’efficace et bon marché. Pour revenir à la remarque soulevée à propos de la solution logicielle, il faut ici considérer également que plus le moteur sera sophistiqué et plus il nécessitera des ressources importantes au serveur .. et les frais seront proportionnels.
3 – Le terminal de paiement
Appelé aussi “passerelle”, ou “gateway” le système de paiement va faire transiter l’information de débit/crédit du compte du client final (l’acheteur internaute) au compte du commerçant. Deux paramètres sont essentiels ici: la sécurité et l’administration du compte. Si la confiance des utilisateurs est assurément en hausse l’évolution des technologies en matière de sécurité l’explique bien. Les cyber-criminels eux aussi progressent, et c’est pourquoi le choix d’une solution d’un PSP (Payment Solution Provider) doit se fonder en premier lieu sur la sécurité. Celui-ci doit en tout cas utiliser un protocole sécurisé pour ses transactions (”https”), l’assurance offerte par le 3D Secure est un autre gage de sécurité, et les systèmes de “scoring” permettent de limiter efficacement les risques d’impayés en évitant les débits de cartes issues d’émetteurs douteux. Pour ce qui est de l’interface d’administration du compte, il faut simplement penser au fait que c’est l’outil qui permet de gérer effectivement la partie financière de l’entreprise, les paiements effectués par les clients et les rétrocessions à effectuer sur le compte bancaire du commerçant, ces fonctionnalité ne sont pas négligeables. Pour en revenir à la comparaison avec un magasin conventionnel, c’est du terminal d’acceptation de cartes bancaires dont il est question ici, y compris la connection via le réseau vers le serveur sécurisé de paiement.
4 – Le compte
A l’exception notoire de Paypal (qui permet d’accepter un paiement sans carte bancaire, à condition que et le vendeur et l’acheteur soient titulaires d’un compte Paypal - gratuit) il faut en “bout de chaîne” un organisme financier qui accepte le règlement par carte de crédit, ou d’autres moyens de paiement (la tendance actuelle penche pour les cartes de débit direct, type Maestro ou Electron). Ici, le facteur crucial est le prix. Bien sûr, les conditions de rétrocession des paiements et la réputation de l’établissement doivent être irréprochables, mais les commissions sont assez généralement homogènes sur un marché donné.
Conclusion
Le parcours du e-commerçant semble semé d’embûches, mais ce n’est qu’une impression. C’est t’en réalité bien plus simple et toujours mois hasardeux que de la location d’une arcade!
L’élément fondamental de la réussite d’une telle entreprise n’est pas évoqué dans ce petit article (un peu) technique: le produit. Ce qui est nécessaire par dessus tout, ce qui va conditionner le référencement, les visites et finalement les ventes sur un site, c’est l’intérêt que va susciter l’assortiment.
